Le gaz européen a brièvement atteint 100 € par mégawattheure (MWh) mercredi 28 octobre 2026, une première depuis décembre 2022. Cette nouvelle tension sur les marchés de l’énergie intervient alors que la Banque mondiale prévoit une hausse de 32 % des prix mondiaux de l’énergie sur l’ensemble de l’année 2026.
Le gaz européen retrouve un niveau inédit depuis 2022
Selon Reuters, le contrat de référence néerlandais TTF a brièvement touché 100 €/MWh le 28 octobre, avant de repasser sous ce seuil. Les perturbations des livraisons de gaz naturel liquéfié depuis le Moyen-Orient entretiennent les tensions à l’approche de l’hiver.
La Banque mondiale anticipe une hausse de 23 % des prix mondiaux des matières premières en 2026, dont 32 % pour l’énergie. Le baril de Brent atteindrait en moyenne 91 dollars cette année, contre 69 dollars en 2025.
Ces chiffres sont des prévisions annuelles, et non des hausses supplémentaires attendues d’ici décembre.
Quelles conséquences pour les factures des Français ?
Une énergie plus chère peut progressivement renchérir le chauffage, l’électricité et les carburants. Elle augmente aussi les coûts de production et de transport des entreprises, avec des répercussions possibles sur les prix alimentaires et les produits de consommation.
Pour autant, un gaz à 100 €/MWh sur les marchés de gros ne signifie pas que les factures des particuliers augmenteront immédiatement. Les contrats, les tarifs applicables et les délais de répercussion jouent un rôle déterminant.
À retenir : 100 €/MWh correspondent à 0,10 €/kWh sur le marché de gros, avant les autres composantes du prix payé par les consommateurs. Ce n’est pas le tarif du gaz facturé aux ménages.
La Banque mondiale prévoit une modération des prix de l’énergie en 2027, mais ce scénario reste exposé à une aggravation des conflits et à de nouvelles perturbations des approvisionnements. La durée des tensions sera donc déterminante pour le pouvoir d’achat.
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Ce contenu est proposé à titre informatif et pédagogique. Les prix de gros de l’énergie et les prévisions économiques ne permettent pas de prévoir précisément l’évolution des factures des particuliers. Les conséquences dépendent notamment des contrats, des tarifs applicables et de l’évolution des marchés.



